Kribi-kini

Un petit diaporama de photos pour vous faire réver : notre week-end à Kribi, située sur le littoral ouest du pays. Des plages avec des cocotiers, une mer à 27°C , des crevettes fraichement pêchées à manger sur la plage… Bref, on est loin de la grisaille parisienne! On a pu aussi admirer les chutes de la Lobé, les seules cascades du monde qui se jettent directement dans la mer!

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40000 femmes ont défilé le 8 mars à Yaoundé

Pour la journée internationale de la femme, elles sont 40.000 à avoir défilé à Yaoundé sur le boulevard du 20 mai. Vêtues de pagnes verts ou roses – taillés spécialement pour l’occasion – elles ont revendiqué parité et égalité. C’était un défilé digne d’un 14 juillet quasi militaire.

Au coeur de l’action, Mélanie, votre reporter spécialement dépêchée pour l’occasion. Ici, la journée de la femme est une véritable institution! Les entreprises fournissent à leurs employées le pagne spécifique pour cette journée. Cette année il était vert ou rose. Le Centre Pasteur a choisi la couleur rose pour ses employées, mais n’a pas daigné l’offrir aux stagiaires, et en signe de contestation, j’ai donc acheté le vert ! Bien mal m’en a pris ! En effet, au moment fatidique du défilé sur le boulevard du 20 mai, comme je jurai dans les rangs, tant par la couleur de ma peau que par celle de mon pagne, tout le monde m’a obligé à défiler seule devant… Heureusement que j’avais les tresses à l’africaine pour me fondre un peu dans le décor ! Les 9 heures de souffrance endurées n’ont pas été inutiles (cf photo tressage) !

Après le défilé, il y avait une cérémonie organisée à Pasteur (une de plus, déja la troisième en 2 mois que je suis là!), avec buffet, danse et bien sûr discours interminables.

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Trek dans les montagnes camerounaises

Nouveau diaporama sur le WE de Mélanie à Dschang. Cette ville, où il fait “froid” (20° c), est située dans les montagnes du nord ouest camerounais. Bananes dans le sac à dos, eau, crème solaire et c’est parti pour une randonnée de 9 heures !

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Le tour en 31 images

Un aperçu de ce qu’est le tour du Cameroun qui se termine aujourd’hui à Yaoundé après sept étapes !

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Le Tour du Cameroun se transforme en épopée

Ci-dessous, un papier écrit pour Mutations, quotidien camerounais indépendant, qui résume l’ambiance sur le tour du Cameroun. Rajout de quelques photos sur les posts précédents et bientôt une galerie à suivre. Ah quel teasing de ouf !

Changement de dates au dernier moment, retards d’une à deux heures  sur les plannings prévus, problèmes de transferts en avion, de logistique… Depuis le départ, la 9ème édition du Tour cycliste du Cameroun accumule les ratés.

Le directeur technique national de la Fécacylisme n’a même pas pu monter dans l’avion militaire. Mardi après-midi, depuis le tarmac de l’aéroport de Ngaoundéré, Jean-Philippe Duracka a regardé décoller le Hercule C-130 qui devait l’emmener à Bafoussam pour profiter de la journée de repos de mercredi et poursuivre la 9ème édition du tour cycliste du Cameroun. Peine perdue. Le Français est resté au sol tout comme des coureurs de la SNH, les équipes israélienne et slovaque ! Athlètes ou cadres devraient pourtant être prioritaires sur une telle épreuve. Les conditions de repos n’auront donc pas été les mêmes pour tous les coureurs. Au total, une soixantaine de personnes sont restées bloquées pendant une nuit à Ngaoundéré.

Autre image marquante : personne de la Fécacyclisme n’est venu voir Jean-Philippe Duracka  pour lui proposer de monter à bord de l’aéronef. François Njellé, le président de la Fécacylisme, et sa délégation sont passés devant tout le monde sans adresser un mot. Tout un symbole. Le DTN pense donc démissionner de son poste à l’issue de la course. Il confie : « Le cyclisme en Afrique centrale manque de sérieux et d’un réel projet ». Sous le coup de l’énervement, le coach de Galilee Cycles, lui, envisageait d’abandonner la course.

Cohue autour de l’avion

Trois rotations aériennes étaient prévues mardi. Lors de la première, vers 14 h 30, l’avion n’a même pas été rempli. La troisième étape entre Mbe et Ngaoundéré venait tout juste de finir  et certains coureurs ne savaient même pas comment rejoindre l’aéroport… Le second vol ne pouvait accueillir toutes les personnes présentes et le matériel. Le chargement de l’avion a donné lieu à une véritable cohue, chacun espérant prendre les airs. Le mécanicien de l’équipe du Rwanda, Max, a même été frappé par un coureur. Et le troisième transfert ? Il n’a pas pu se faire car il était trop tard. L’avion ne pouvait pas se poser à Bafoussam, la piste de l’aéroport n’étant pas éclairée.

Ce n’est pas tout. Le tour a d’abord été décalé d’une semaine quelques jours seulement avant le départ (lire nos précédentes  éditions). Dès le lancement de la compétition, les horaires n’ont jamais été respectés avec des retards d’une à deux heures sur le planning prévu. Depuis le début du tour, les coureurs n’ont qu’un seul repas par jour en plus du petit déjeuner. Pendant la course, certains chauffeurs mettent en danger la sécurité des coureurs avec une conduite dangereuse. Les règles traditionnelles d’une compétition cycliste ne sont pas toujours respectées. Ces différents points font pourtant partie des critères à respecter pour une course reconnue par l’Union Cycliste Internationale (UCI).

“Une expertise locale”

« Il y a un vrai manque de considération pour tous les coureurs et le matériel » affirme le masseur des coureurs rwandais. Certains journalistes camerounais n’hésitent pas à accuser François Njelé au mieux de mauvaise gestion au pire de détournement d’argent… Le président du collège des commissaires de course (UCI), Roberto Coca, ne cache pas son désarroi : « C’est une mauvaise course très mal organisée ! ». Le rapport que l’Espagnol va remettre à l’UCI à l’issue de la compétition ne devrait pas manquer de piment. Dans ces conditions, même si le succès du tour du Cameroun auprès de la population ne se dément pas, il n’est pas évident pour les coureurs (surtout occidentaux) de s’adapter au climat, de rester en forme, d’assurer les résultats et indirectement… le spectacle.

Il est vrai que cette année le budget de l’épreuve a été divisé par deux. Mais avec une enveloppe quasi similaire (237 milliards de F cfa), le tour du Rwanda fait beaucoup mieux. Mardi soir, dans le bus des journalistes restés à Ngaoundéré, le débat était vif. « Au moins c’est la seule compétition proposée par des Camerounais avec une expertise locale » assure l’un. Et un autre de surenchérir : « L’’épreuve n’est pas organisée par des colons européens ! » Ces propos visent directement GSO spécialisée dans l’organisation ou l’assistance d’événements sportifs en France et à l’étranger. L’entreprise française organise (ou coorganise), entre autres, la Tropicale Amissa Bongo et le tour du Rwanda. Comme les tours d’Afrique du sud, du Maroc et du Faso, ces deux courses ont acquis une véritable renommée auprès des médias internationaux.

M. Co.

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Ousmane le courageux

Il a les yeux rougis par la fatigue. Ousmane est chauffeur sur le tour du Cameroun pour la 2ème année consécutive. A 20 ans, il est au lycée en classe de « seconde ». Musulman originaire de Ngaoundéré (centre du pays), il explique qu’il a passé la première nuit de course dans sa voiture et n’a pas réussi à dormir. « On ne m’a pas donné de chambre d’hôtel et on m’a dit que je devais me débrouiller » explique le conducteur. Il aurait aussi dû être payé… Les organisateurs refusent de lui payer son logement et sa nourriture. Le souriant jeune homme finira par trouver une auberge à 5000 F Cfa /nuit (7-8 euros la nuit) et réussira à manger gratuitement dans le restaurant réservé aux participants et accompagnateurs de l’épreuve. Ousmane en est convaincu : « S’ils ne nous donnent pas notre argent, c’est pour en détourner une partie. On va finir par grever (faire la grève) ». Le budget de la compétition a été réduit de moitié cette année. « Si les organisateurs continuent comme ça, l’année prochaine, ils n’auront plus personne » conclut-il.

A la vie, à la mort

Sa conduite est plutôt sportive. Et lorsque la course démarre, il ne plaisante pas. A tel point qu’il attache sa ceinture de sécurité, chose rare pour un Camerounais. A 110 km/ heure sur les routes défoncées, il donne des coups de volants pour éviter les nids de poule, klaxonne les animaux ou les enfants sur la route. Ousmane double alors que des voitures arrivent en face ou  que des camions sont arrêtés en plein milieu. Lorsqu’il dépasse les coureurs, il les frole et ne respecte pas les règles traditionnelles de circulation d’une course cycliste… ” Ici, c’est le Cameroun !”

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Tour du Cameroun : début de course dans la douleur pour les Israéliens

Avec un peu de retard, premières impressions sur le tour du Cameroun. Les photos suivront dès que j’aurai une connexion performante.

Difficile de trouver les mots pour décrire la 1ère étape du tour cycliste du Cameroun… Après un départ de l’aéroport de Yaoundé hier en avion militaire – rien de moins qu’un Hercule C-130 – pour rejoindre l’extrême nord du pays, les coureurs ont entamé leur première journée de course entre Motoroua, Kaele et Maroua. Cette région est connue pour son climat sahélien avec des températures dépassant 40°c en ce moment et beaucoup plus en mai. L’air est chaud et particulièrement sec surtout lorsqu’on arrive du sud ! Rien n’empêche le vent brûlant de souffler si ce n’est des arbres effeuillés et quelques collines par endroits. Les troupeaux de vaches et de chèvres traversent la route sans trop se soucier de la circulation.

Un climat favorableaux Burkinabé
C’est pourtant bien dans ce paysage semi désertique que s’affrontent 84 coureurs venus du Rwanda, du Burkina Faso, d’Israël, de France, de Suisse ou encore de Sao Tomé et Principe. Au bout de seulement quelques minutes de course, plusieurs cyclistes chutent et le peloton s’étire. Les Burkinabés prennent rapidement la tête. L’un d’entre eux remporte l’étape.

Système D

La première journée aura été dure pour les coureurs israéliens. L’un s’est blessé au bras en tombant. Un autre a abandonné pour cause de problèmes digestifs… L’entraîneur, Idom, raconte aussi qu’en plus des vélos, sa voiture a crevé. La roue de secours n’étant pas adaptée à l’essieu, le chauffeur a finalement regonflé le pneu crevé avec… une pompe à vélo avant de placer un clou dans le trou. Ce doit être ce que l’on appelle le Système D. Au dîner, plusieurs sportifs ont le visage blanc comme un linge. L’un d’entre eux ne peut même pas avaler l’assiette qu’il a devant lui. Il vomit et sera sur le vélo le lendemain.

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